LE PEUPLE KOGIS

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Les Kogis sont un peuple amériendien de Colombie. Derniers représentants d'une civilisation précolombienne, les indiens Kogis sont menacés de disparation. «En perdant notre territoire, nous perdons notre mémoire... » Voyage au pays Kogis : entre tradition et modernité, quel dialogue possible ? La nature vu par les Kogis. Extrait du film "Kogis" : "le message des derniers hommes"  de Eric Julien les origines d'un projet, il est le porte-parole des Kogis. 

 

Devenir les gardiens de la Terre mère ! ... tels les indiens Kogis


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Cette histoire, c'est d'abord celle d'un homme, un géographe français, Eric Julien. Sauvé d'un oedème pulmonaire par les Kogis alors qu'il découvrait leur territoire, il s'est mis dans la tête de les aider à récupérer leurs terres. Ces terres sans lesquelles, coupés de leurs racines, les Kogis deviennent des êtres flottants, des êtres morts. D'après lui, permettre aux Kogis d'entretenir leur différence, c'est s'enrichir de leur regard sur le monde, tant il est vrai que la vie naît de la richesse des confrontations et non du rejet des différences. En 1997, il fonde l'Association Tchendukua - Ici et Ailleurs.

 

Habitants du centre du monde

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De la Sierra Nevada de Santa Marta, ceux qui l’ont connue disent qu’elle est étrange, mystérieuse, attachante. Sans doute est-elle un peu tout cela. Sa localisation à seulement 45 km de la mer, sa forme, une pyramide aux parois vertigineuses, la variété de ses climats, font de cette île montagneuse, cernée par la mer et les déserts, un monde à part. C’est là que vivent les Kogis, les Aruacos et les Arsarios, derniers héritiers de l’une des plus brillantes civilisations du continent sud-américain, les Tayronas.

Des 500.000 habitants approximativement dénombrés au XVIème siècle, on ne compte plus aujourd’hui que 25.000 représentants. Plus qu’une simple montagne, la Sierra Nevada représente à leurs yeux, le centre du monde, la mère terre qui leur a transmis le code moral et spirituel qui régit leur civilisation. Peuple de sages et de philosophes, ils connaissent une vie spirituelle intense. Privilégiant les choses de l’esprit, très tôt, ils initient certains de leurs enfants aux mystères de leur religion, selon un rite et une éthique particulièrement rigoureuse.

 

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L’acquisition de ce savoir n’a qu’un but, s’efforcer d’être en harmonie avec soi-même et avec le monde. Au centre de cet univers, les Mamus-prêtres et philosophes - règlent l’ordre social et spirituel de la communauté. Grands observateurs des phénomènes naturels, assurant les fonctions de juges et de médecins, ils veillent au bien-être de leur communauté et à l’équilibre de l’univers. Menant une existence secrète et isolée, les Indiens Kogis, derniers héritiers de l’une des plus brillantes civilisations du Continent sud-américain, les Tayronas, pratiquent une immuable transhumance entre leurs fermes et les villages où ils se retrouvent lors de cérémonies religieuses.

Ass. Tchendukua - Ici et Ailleurs

 

L'apprentissage de la vie collective par les Kogis. Eric Julien partage ses connaissances sur cette culture ancestrale.

Comment choisit-on de devenir chaman chez les Kogis ? Avant de passer 18 ans dans le noir sans influence culturelle ni familiale

 

 

 

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«Aider les Indiens Kogis à préserver leur territoire, c'est garder l'opportunité de s'enrichir de leurs différences. Un savoir précieux, à l'heure où la rupture des équilibres naturels nous oblige à repenser les relations entre développement économique et préservation de la nature... »  Pierre Richard

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Tag(s) : #Sciences de la Terre
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